Un fort besoin de salariés dans la filière des vins de Bourgogne - VITA BOURGOGNE

La politique de ressources humaines

Il est de plus en plus compliqué pour les opérateurs viticoles de trouver et de fidéliser des candidats aux travaux viticoles. Les nouvelles générations de candidats appréhendent différemment le monde de l’entreprise. Ils sont capables de saisir plus facilement les opportunités qui se présentent sur le marché du travail et de changer d’entreprises, voir même, de carrière.

De fait, la filière des vins de Bourgogne connait depuis plusieurs années une pénurie de recrutement pour tous les métiers liés à la production vitivinicole (ouvrier viticole, tractoriste, caviste, cariste, manutentionnaire, embouteillage, logistique, maintenance, gestion administrative etc.).

Une enquête, menée conjointement par la CAVB (sur la base de 500 domaines) et la FNEB (sur la base de 50 maisons), a démontré un besoin très important de main d’œuvre dans toutes les catégories d’emplois d’ici la fin de l’année 2020 et notamment :

  • Ouvriers viticoles : 450
  • Tractoristes : 150
  • Cavistes : 60

Cette pénurie structurelle est appelée à durer dans le temps en raison du vieillissement de la population, du changement des pratiques culturales et de l’agrandissement (lent mais continu) du vignoble. Elle provoque, dès à présent, des tensions entre domaines, maisons et caves coopératives qui cherchent à recruter les meilleurs talents.

Le programme Vita Bourgogne a pour objet de faciliter le recrutement de salariés viticoles notamment sur les métiers en tension. De nombreuses possibilités s’offrent à l’employeur pour améliorer le bien-être de leurs salariés.

Il est nécessaire pour les opérateurs viticoles d’appréhender les envies et les besoins de leurs salariés afin de les fidéliser au sein de leurs entreprises.

Les enjeux, à cette fin, sont multiples et s’appuient sur différents axes de travail :

  • intégration des salariés, stagiaires, alternants au sein de l’entreprise : la mise en place d’un parcours d’accueil ;
  • transmission du savoir-faire de l’entreprise : formation internet, mise en place d’échanges réguliers ;
  • implication des salariés dans les pratiques managériales de l’entreprise : écoute, implication, autonomie, mise en avant des initiatives individuelles ;
  • fidélisation des salariés : mise en place d’un plan de carrière, appréciation des compétences, progression des salaires, responsabilité, évocation du futur, collaboration à long terme
  • cultiver les avantages : convivialité, bien-être, flexibilité, confort, participation aux frais de déplacement/frais de paniers ;
  • privilégier la sécurité des salariés : EPI, mutuelle, équipements techniques.

La majorité des salariés (4 sur 5 selon une étude menée aux Etats-Unis) souhaite se voir attribuer plus d’avantages plutôt qu’une hausse de salaire.

De fait, le salaire n’est plus le seul critère de sélection des entreprises pour les salariés. Ce mouvement de fond s’illustre notamment par l’essor de sites internet tels que Glassdoor ou encore Indeed qui recensent les avis des salariés qui notent leurs entreprises : bien-être au travail, rémunération, avantages accordés, conditions de travail… y sont passés au crible. Ainsi, les avantages salariaux, la culture d’entreprise, l’environnement de travail, l’équilibre vie professionnelle/vie personnelle sont devenus les nouveaux critères de référence pour intégrer une entreprise.

Les entreprises sont contraintes de s’adapter aux nouvelles attentes des salariés pour rester attractives. Les avantages salariaux sont devenus un levier considérable pour les entreprises pour attirer et retenir leurs salariés.

A compter du 1er janvier 2020, le Comité d’Entreprise (CE) a été remplacé par le CSE, le comité social et économique, auquel il a été accordé des fonctions élargies. Ce comité remplace l’intégralité des instances de représentation du personnel : comité d’entreprise, délégués du personnel, comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail. Le CSE dispose obligatoirement d’un budget dans les entreprises qu’au moins 50 salariés.

Les activités sociales et culturelles sont un bon moyen de gratifier son équipe par des avantages en nature.

L’entreprise peut ainsi proposer à leurs salariés de bénéficier de différents avantages traditionnellement accordés par le comité d’entreprise :

  • organisation d’activités,
  • organisations d’évènements,
  • accès à une plateforme de billetterie,
  • la remise de chèques cadeaux,
  • la remise de subventions des activités sportives ou culturelles
  • voiture de fonction
  • tickets restaurant
  • chèques cadeaux : ces chèques doivent être rattachés à l’un des 11 évènements définis par l’URSSAF afin d’être exonérés de charges :
    • naissance ou adoption,
    • mariage ou pacs,
    • départ à la retraite,
    • fête des mères ou des pères,
    • St Catherine ou St Nicolas,
    • Noël
    • Rentrée scolaire

Ces avantages en natures bénéficient d’une fiscalité attractive jusqu’à 1 800 €/an par salarié, dans le respect des tolérances de l’URSSAF

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